L'expression du mois : se faire un sang d'encre

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L'expression française « se faire un sang d'encre » vient du Moyen-Âge.

Pourquoi parle t-on de « se faire un sang d’encre » lorsque l’on veut dire que l’on s’inquiète fortement ?

Ce mois-ci, tournons-nous vers une expression qui puise ses origines au Moyen-Âge.

 

Remontons au Moyen-Âge

 

Les pratiques médicales à cette époque étaient très expérimentales. Par exemple, les médecins étaient persuadés que le sang pouvait réguler l’état général de corps et de l’esprit des patients, et donc leurs humeurs.

Pour rectifier les déséquilibres, les médecins avaient l’habitude d’avoir recours à la technique de la saignée. Celle-ci avait donc pour but de réguler les humeurs des patients.

Selon les médecins, si le patient se sentait particulièrement stressé et inquiet, cela était signe d’un excès de sang dans le corps.

Mais comment savoir que le patient avait trop de sang dans le corps ? Les docteurs se référaient à la couleur du sang : si celui-ci était trop foncé, il fallait procéder à une saignée. C’est donc de là que provient notre expression « se faire un sang d’encre ».

Les expressions « avoir le sang chaud », ou encore « garder son sang-froid », sont d’autres exemples d’expressions provenant des croyances de cette époque.

 

Et ailleurs ?

 

Il n'existe pas vraiment d'adaptation de cette expression en anglais ou en espagnol par exemple. On dira simplement que l'on s'inquiète beaucoup« to be worried sick » (en anglais) et « angustiarse » (en espagnol).

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